Nouvelle victoire d’étape pour les salariés !
Depuis des mois, les salarié·es de la Cellulose, avec la CGT et les acteurs locaux, refusent la fatalité de la fermeture. Ils se battent pour leurs emplois, pour leur outil industriel et pour tout le Comminges. Manifestations, rassemblements, réunions publiques, interpellations des pouvoirs publics et des élu·es, élaboration d’un projet industriel d’avenir viable et rentable, mise sous protection de leur usine : jamais ils n’ont baissé les bras.
Ces trois mois ne tombent pas du ciel. Ils ont été arrachés par la mobilisation
Suite à l’audience qui s’est tenue aujourd’hui au tribunal de commerce un délai supplémentaire de trois mois devrait être accordé lors du délibéré du 15 septembre.
Grâce à la mobilisation des salariés, de la région Occitanie et des élus du territoire, l’Etat accepte enfin de participer aux côtés de la Région au financement d’un délai supplémentaire alors qu’il y’a seulement quelques jours Sébastien Martin, ministre de l’industrie, déclarait l’inverse… Ce délai demandé par les industriels intéressés par la reprise de l’usine de Saint Gaudens devrait permettre de construire et financer sérieusement un projet d’avenir.
Sans cette lutte qui dure depuis le mois de janvier, l’usine aurait déjà fermé ses portes. C’est bien la mobilisation qui a permis de maintenir l’usine en vie, de faire émerger des solutions, de démontrer qu’elle est rentable, de susciter l’intérêt d’investisseurs.
Sous la pression de cette lutte et du rapport de force construit depuis des mois, l’État a donc finalement été contraint de participer.
C’est une avancée. Nous la prenons comme telle, mais nous n’oublions ni le temps perdu ni les responsabilités.
Ces trois mois doivent maintenant servir à aboutir. L’usine de Saint-Gaudens dispose d’un savoir-faire industriel, de salarié·es qualifié·es, d’un outil de production indispensable à la filière bois papier et d’un véritable avenir industriel.
La CGT salue cette victoire d’étape qui en entraînera d’autres, des milliers d’emplois et l’avenir de toute une filière sont en jeu, notre mobilisation et notre engagement ne faibliront pas jusqu’au redémarrage de l’usine
Toulouse, le 8 septembre 2026