Sommet du spatial

Mardi 8 et Mercredi 9 septembre 2026

Les travailleureur·ses du spatial participaient à un sommet CGT pour faire le bilan de la situation actuelle de la filière spatiale et consolider un projet alternatif à la financiarisation du secteur.

Lors de son allocution Sophie Binet a fait une synthèse des travaux qui portait notamment l’arrêt du projet Bromo de fusion des activités spatiales des groupes Airbus, Thales et Leonardo. Elle a aussi repris la demande forte des salariés que la France retrouve une politique spatiale définie en partant des besoins de la population et pas juste pour améliorer la distribution de dividendes. L’Etat doit assumer ses responsabilités. Mais sans attendre que nous ayons pris le contrôle de l’outil productif spatial, Sophie a appuyé la demande des salariés pour que nous définissions nous même les orientations de cette politique au sein d’un comité de filière stratégique où l’Etat, notamment via ses agences dédiées au spatial comme le CNES, l’ONERA et la DGA, reprend sa place.

Nous avons aussi défini que les citoyens devaient pouvoir décider démocratiquement de la politique spatiale à minima via les élus à l’Assemblée National et au Sénat sur la base des orientations du comité de filière. Une fois décidée cette politique spatiale devra être contrôlée par le comité de filière où siégeront les salariés pour confirmer ou pas à l’Etat et ses agences si les politiques sont réellement appliquées par les industriels ou s’ils se contentent de capter l’argent public.

Ces revendications ont été portées dès cette semaine au Conseil National de l’Industrie qui est sous l’égide du Premier Ministre.

Notre sommet s’est conclu par une mobilisation sur la place de la République pour rendre public nos positions.

Au lendemain de notre sommet et alors que le sommet des patrons organisé par Macron se poursuivait, sur cette même place de la République, les travailleureuses du CNES se sont rassemblé-e-s sur une initiative unitaire des syndicats du CNES

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