Face à la répression, soyons aux côtés de la jeunesse mobilisée !

Depuis plusieurs jours, la mobilisation lycéenne se développe partout dans le pays. À Toulouse comme ailleurs dans le département, des lycéennes et lycéens se mobilisent, organisent des rassemblements, des manifestations et des blocages de leurs établissements.

Leurs revendications sont légitimes et rejoignent largement les combats que nous menons : davantage de moyens pour l’Éducation nationale, des enseignant·es en nombre suffisant, le remplacement des professeur·es absent·es, moins d’élèves par classe, la fin de parcours sup et de la sélection, la rénovation des établissements dégradés et plus largement, un véritable droit à l’éducation et à un avenir pour toutes et tous.

Cette jeunesse refuse de subir les politiques d’austérité et la dégradation des services publics, tout  comme elle refuse la perspective de la précarité et des salaires de misère promis par la droite et l’extrême-droite. Elle relève la tête, s’organise et prend toute sa place dans la mobilisation sociale.

La réponse apportée à la jeunesse mobilisée est aujourd’hui une réponse policière.

Ce jeudi matin à Toulouse, des forces de police ont été déployées autour des lycées avec utilisation de gaz lacrymogènes et de charges violentes.

Les lycées Saint Sernin et Ozenne n’ont pas été épargnés : nous avons fait rentrer à plusieurs reprises de nombreux lycéens dans la bourse du travail afin qu’ils puissent se protéger. Nous sommes également intervenus pour les aider suite aux tirs de lacrymogène qui les mettaient en difficulté. Suite à cela il semble que des consignes aient été données aux policiers qui se sont mis en ligne devant la bourse afin d’empêcher le passage des lycéens.

La mobilisation des syndicats, plusieurs à envoyer des délégations à la Bourse du Travail a permis de desserrer la pression policière autour de la Bourse.

Cette situation doit nous conduire à renforcer concrètement notre solidarité avec les jeunes mobilisé·es.

Nous ne pouvons pas laisser des lycéennes et lycéens seuls face à la répression.

C’est précisément parce qu’ils et elles sont jeunes, parfois mineur·es, et confronté·es à des interventions policières dans le cadre de leur mobilisation que la présence de militant·es syndicaux à leurs côtés dans les rassemblements, les manifestations et aux abords des blocages est importante.

Nous appelons donc les syndicats à envoyer des délégations pour être présents à leurs côtés.

Face à la répression, notre solidarité doit être visible et concrète.

Une nouvelle journée de mobilisation est appelée mardi 6 octobre

Vous trouverez en ci-dessous :

  • Le communiqué de presse envoyé ce matin concernant la répression policière
  • La motion de soutien de la CGT éduc’action

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