Ce mardi 6 octobre, les lycéennes et lycéens ont fait mentir les pronostics du gouvernement, de l’extrême-droite et des médias Bolloré. La manifestation toulousaine qui a rassemblé plus de 30 000 marcheurs entre Jeanne D’Arc et Saint Cyprien a été un exemple de mobilisation sereine et pacifique.
Les slogans ont retenti pour exiger des postes d’enseignants supplémentaires, des locaux adaptés, des classes allégées, la fin de parcoursup… Mais aussi pour revendiquer de vivre dans un monde de Paix, une société plus démocratique, plus solidaires et un environnement sain.
Les syndicats de salariés avaient appelé leurs militantes et militants à soutenir la manifestation. Un millier de syndiqués CGT a répondu présent et accompagné le cortège jusqu’au bout dans un esprit de solidarité avec le mouvement lycéen et avec la préoccupation d’empêcher la violence d’Etat qui s’est déchaînée depuis le début du mouvement.
N’en déplaise au gouvernement, la CGT n’a pas « encadré » les lycéens elle s’est contenté de les aider à s’organiser, dans les limites de leurs demandes. Nous appelons à mettre un terme aux attitudes et propos condescendants à l’égard de la jeunesse.
La CGT dénonce la violence inadmissible qui leur est faite, tout au long de leur scolarité et encore plus lorsqu’ils s’organisent pour se faire entendre.
Les lycéennes et les lycéens, qu’ils soient majeurs ou mineurs sont des acteurs à part entière de la société et doivent-être reconnus comme tels. Cela commence par accepter leur droit à s’exprimer et doit-être suivi de mesures concrètes et urgentes pour satisfaire leurs revendications.
Améliorer la vie des lycéens, c’est leur permettre d’accéder à de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires, c’est améliorer la vie de l’ensemble de la société.
La CGT reste mobilisée et appelle les salariés à prendre en considération les revendications des lycéens et à tout mettre en œuvre pour exprimer leur soutien.
La bataille contre la vie chère et pour les augmentations des salaires, des pensions et des prestations sociales est un moyen très concret aider d’ores et déjà la jeunesse dans sa bataille pour vivre mieux.
C’est pourquoi la CGT appelle à une mobilisation générale contre l’inflation et pour les salaires dans toutes les entreprises du privé et du public.
Toulouse, le 6 octobre 2026
Images et vidéos de la manif:
- https://www.instagram.com/udcgt31?stkn=bHFuenpweHRydjkx
- https://www.instagram.com/collectifjeunes.cgt31?stkn=MXJjM2kwaTJzNXdhYQ==
Victoire, l’arrêté d’interdiction de manifester aux abords des lycées est suspendu par le juge des référés qui condamne l’état à nous verser 1 500€ !
Haute-Garonne: Le gouvernement Lecornu dans l’illégalité!
La CGT avait bien raison de dénoncer le traitement scandaleux de la mobilisation lycéenne à coup d’atteintes au droit de manifester, de violence policière et de répression.
L’arrêté préfectoral d’interdiction de manifester aux abords des lycées est suspendue par le juge des référés qui condamne l’état à verser 1 500€ à la CGT, la LDH, au SAF et aux autres plaignants.
Nous demandons au préfet de respecter les libertés publiques et de lever immédiatement le siège de la Bourse du Travail. Il est inadmissible que la police soit utilisée pour empêcher les lycéens de s’abriter et de se réunir dans les locaux de la CGT.
Toulouse, le 7 octobre 2026


Et maintenant ?
Les blocages sur les établissements se poursuivent, et les violences policières également. Nous continuons d’appeler les syndicats à se rendre sur les points de blocage pour apporter leur aide aux lycéens.
Jeudi 8 octobre, un rassemblement est appelé à 14H devant le rectorat.
Merci aux syndicats d’envoyer des délégations. Le matin la quasi-totalité des établissements seront bloqués, il faut donc y être présents. Certains lycées ont plus de besoins que d’autres. Rapprochez vous de vos contacts habituels à l’UD pour savoir.
🏛️ La Bourse du travail sera toujours un lieu où règne la sécurité pour toutes les personnes en mobilisation.
Ses portes sont ouvertes aux lycéen•nes et aux étudiant•es pour s’y retrouver, s’organiser et préparer la suite.
Les 10 mesures d’urgence pour la jeunesse sont à signer et à partager :
https://www.change.org/p/10-mesures-d-urgence-pour-la-jeunesse
Le même jour, les personnels des crèches sont en grève (« Pas de bébés à la consigne »), comme les salarié•es de Total sur les salaires. Soutenons toutes les mobilisations, et construisons ensemble la grève du 5 novembre !
Lycéen•nes, étudiant•es, salarié es : syndiquez-vous, organisez-vous, on ne lâche rien !
Des suites en préparations: 15 octobre, 5 novembre,…
Ces dates sont en cours de préparation et seront des grosses journées de mobilisation avec un appel à la grève de l’intersyndicale de l’éducation le 15/10 et une journée de mobilisation générale appelée par 5 centrales nationales le 5 novembre.
L’UD CGT 31 travaille localement à un appel intersyndical interprofessionnel comprenant nos revendications sur nos salaires qui représentent également une question qui touche l’avenir de la jeunesse.
