Au moins 150 manifestations et rassemblements étaient prévus le 8 octobre dernier dans l’ensemble des départements, majoritairement dans le cadre du mouvement lycéen et étudiant, dont plusieurs actions communes avec le secteur de la petite enfance mobilisé à l’occasion de la journée « Pas de bébé à la consigne ». Près de 300 000 personnes ont manifesté. A Toulouse plus de 4000 devant le rectorat, puis en manifestation jusqu’au lycée Déodat de Séverac.
Les mobilisations de la jeunesse ne sont pas dissociées des combats que mène la CGT contre les politiques d’austérité. Le manque de moyens dans l’éducation, la dégradation des conditions d’études, la précarité étudiante et les difficultés d’accès au logement résultent de choix politiques qui frappent également les salarié-es, les privé-es d’emploi et les retraité-es. La bataille autour du PLF et du PLFSS doit permettre de construire des convergences revendicatives, notamment sur le financement des services publics, les salaires, la protection sociale et la redistribution des richesses
Concernant la grève chez Total, la CGT annonce l’arrêt des expéditions de carburants dans les raffineries de Normandie, de Donges (Loire-Atlantique) et dans la bio-raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône). La CGT revendique plus de 50% de grévistes sur ces sites (60% à Donges). 27 stations-service de la filiale Argedis étaient fermées du fait de la grève selon la CGT Total.
Après la grande journée de manifestations du 6 octobre, dont le bilan consolidé dépasse les 500 000 manifestant.es, la journée du 8 octobre atteste de la combativité de la jeunesse et du monde du travail et nous met en situation de poursuivre la construction du processus de lutte avec détermination.
La CGT condamne toute utilisation de la répression, de l’intimidation ou des sanctions administratives visant à empêcher l’expression des revendications de la jeunesse. La fermeture préventive des établissements, les menaces sur le maintien des bourses ou les interventions policières disproportionnées sont inacceptables. Nous exigeons le respect des libertés syndicales, du droit de réunion et de manifestation ainsi que l’absence de sanctions liées à l’exercice légitime de ces droits. Les organisations sont invitées à continuer de faire remonter les situations de répression afin de permettre une intervention syndicale coordonnée et, lorsque nécessaire, un accompagnement juridique.
La CGT a insisté auprès des organisations de jeunesse pour qu’il y ait une stratégie de temps forts avec des journées annoncées à l’avance nous permettant de mieux anticiper. L’objectif est d’avoir au moins une journée au niveau du 6 octobre avant les vacances scolaires.
La prochaine journée de haut niveau de mobilisation aura lieu mardi 13 octobre
La journée du 13 octobre doit constituer une nouvelle étape dans la construction d’un rapport de force durable. La Confédération s’en saisi. Elle doit permettre de renforcer la mobilisation sur les lieux de travail de favoriser l’engagement des personnels et salarié-es, et de préparer les prolongements nécessaires. Dans la perspective de la journée interprofessionnelle de mobilisation et de grève du 5 novembre, il importe de continuer de travailler aux convergences entre jeunesse et monde du travail, et de favoriser l’expression des revendications notamment sur les salaires dans les entreprises et administrations, et au niveau des branches.
L’intersyndicale de l’éducation et celle de l’enseignement supérieur devraient appeler les personnels à la grève en convergence avec les lycéens et les étudiants. D’autres préavis fédéraux sont d’ores et déjà déposés notamment dans la Fonction publique (terriroriale, hospitalière et Etat).
Nous reproduirons le dispositif du 6 octobre :
- La quasi-totalité des lycées seront bloqués le matin.
Merci à tous les camarades disponibles de se rendre sur les blocages et de remonter les informations. Nous appelons les syndicats à être présents pour sécuriser les blocages et les cortèges. La forte présence de nos militant.es le 6 octobre a démontré l’importance de notre présence pour entraver la répression policière et donc assurer le caractère largement pacifique de cette journée. - Rendez vous est donné à tous les camarades disponibles à 11H à la Bourse du travail.
Merci de vous signaler et merci à tous les syndicats de faire en sorte de dégager des camarades.
A 11H, nous composerons les groupes, ferons le briefing, mangerons un bout et partirons ensemble de la Bourse à 12H45. - La manifestation partira à 14H des Arènes et ira jusqu’au monument de la résistance.
Nous mettons en place le même dispositif que la semaine dernière avec constitution de groupes de service d’ordre sur les côtés.
- Pensez à prendre autocollants et chasubles
Entre temps, nous poursuivons le travail avec les lycéens et sommes en lien quotidien avec eux. De nombreuses assemblées générales de lycées et inter-lycées se tiennent à la Bourse et elle est également devenu un lieu de passage central pour les lycéens d’Ozenne et de Saint Sernin, et tous ceux qui passent, pour se réfugier lors des violences policières où pour boire un café et discuter. Merci aux syndicats qui avaient des réunions prévues à la Bourse d’avoir accepté de changer de salle et d’être descendus aux côtés des lycéens lors des multiples interventions policières.
Mise à jour le 10/10/2026 à 12:12
